• Amir Péretz prend position pour une commission d'enquête d'Etat

    Amir Péretz prend position pour une commission d'enquête d'Etat



    Le ministre de la Défense, Amir Péretz, a annoncé hier qu'il soutiendrait la création d'une commission d'enquête d'Etat sur la guerre au Liban. Le groupe parlementaire travailliste doit se réunir aujourd'hui à ce sujet et devrait adopter à une large majorité une résolution en faveur d'une telle commission. « Il faut enquêter six ans en arrière, voir ce qui a été fait et comment cela a été fait », aurait déclaré, selon le Yediot Aharonot, M. Péretz à ses proches.

    En conséquence, le ministre de la Défense devrait, lors du vote au gouvernement mercredi prochain, s'opposer à la création des deux commissions d'enquête gouvernementales voulues par le Premier ministre Ehoud Olmert. Une majorité des ministres devraient néanmoins se prononcer en faveur de cette proposition.

    Selon le Maariv, ce n'est qu'après s'être assuré que la proposition du Premier ministre avait le soutien de la majorité du gouvernement qu'Amir Péretz s'est décidé à s'y opposer et à se ranger aux côtés de son groupe parlementaire. Le ministre de la Défense peut ainsi payer un tribut à l'opposition au sein de son parti sans mettre le gouvernement dans une situation trop difficile.

    Cette décision d'Amir Péretz a toutefois été vivement critiquée dans l'entourage d'Ehoud Olmert, les proches du Premier ministre l'accusant de céder à la pression politique. Au sein du parti Kadima d'Ehoud Olmert, ajoute le Yediot Aharonot, de plus en plus de voix appellent à exclure le parti travailliste de la coalition gouvernementale et à la remplacer par Israël Béténou, le parti d'Avigdor Liberman.

    Amir Péretz, écrit le Haaretz, compte ouvrir un deuxième front face à Ehoud Olmert lors des débats sur le budget 2007 qui s'ouvriront prochainement, même si cela doit mener à une crise gouvernementale. En effet, M. Péretz veut restaurer son image d'homme de gauche, favorable à une politique sociale et retrouver son statut d'homme fort au sein du parti travailliste.