• Bill Clinton: les Palestiniens ont manqué une ''occasion en or''

    Bill Clinton: les Palestiniens ont manqué une ''occasion en or''<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

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    Le lundi 21 janvier 2002

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    JERUSALEM (AP) -- Bill Clinton ne mâche plus ses mots. En visite privée en Israël, l'ancien président américain a estimé lundi que les dirigeants au Proche-Orient ''jouent à présent sur un mauvais terrain'' après que l'Autorité palestinienne a raté une ''occasion en or'' de faire la paix avec l'Etat hébreu.

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    ''La chose la plus importante est de mettre un terme à la violence, aux attentats-suicide, au terrorisme'', a dit Clinton devant des journalistes après s'être entretenu avec le président israélien Moshe Katsav. ''La justice pour le peuple palestinien ne peut survenir que de l'engagement et de la sécurité pour Israël.'' <o:p></o:p>

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    Toujours très populaire parmi les Israéliens, l'ex-chef de la Maison Blanche a été applaudi par un groupe d'une quinzaine de femmes en sortant de son entretien de 45 minutes à la résidence présidentielle israélienne à Jérusalem. <o:p></o:p>

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    Au cours des derniers jours de son mandat, M. Clinton avait proposé un accord-cadre pour mettre fin au conflit israélo-palestinien. Ce plan prévoyait la création d'un Etat palestinien sur environ 95% des territoires de la Bande de Gaza et de Cisjordanie et un contrôle limité sur certaines portions de Jérusalem-Est. Ehoud Barak, le Premier ministre israélien d'alors, avait accepté le principe de ces propositions, mais n'avait pu parvenir à un accord avec les Palestiniens, qui en demandaient davantage, notamment sur la question du retour des réfugiés et sur le contrôle de Jérusalem-Est. <o:p></o:p>

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    ''Il y a peut-être cinq ou six raisons à cela'', a répondu Bill Clinton alors qu'on lui demandait pourquoi la délégation palestinienne avait rejeté l'offre faite à Camp David. L'ancien chef de l'exécutif américain a assuré de pas savoir ce qui a fait échoué sa médiation. ''C'est la vérité. Je pensais vraiment qu'ils allaient signer'', a-t-il souligné. <o:p></o:p>

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    Cette fois, au cours de son déplacement en Israël, aucune rencontre n'est programmée avec Yasser Arafat. Il devait rencontrer un groupe de responsables palestiniens dans un hôtel de Tel Aviv lundi après-midi, selon le ministre palestinien Saeb Erekat. <o:p></o:p>

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    Interrogé sur la prise de contrôle par Tsahal de Tulkarem, en Cisjordanie, dans la nuit de dimanche à lundi, Bill Clinton s'est refusé à tout commentaire, expliquant qu'il avait donné son point de vue aux dirigeants israéliens. <o:p></o:p>

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    M. Clinton est arrivé en Israël dimanche et s'est exprimé au cours d'un dîner de collecte de fonds pour la création d'un ''Programme Clinton pour les études américaines'' à l'université de Tel Aviv, oש il a reחu un diplôme honorifique. Il n'a pas été payé pour son discours. <o:p></o:p>

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    Au cours de cette intervention, l'ancien parrain du processus de paix au Proche-Orient a déploré l'échec de ses efforts et en a rejeté la responsabilité sur les Palestiniens. ''L'an dernier, je crois que le président Arafat a manqué une occasion en or de parvenir à un accord. Je pense que la violence et le terrorisme qui ont suivi n'étaient pas inévitables et ont été une terrible erreur'', a-t-il dit dimanche en référence à la deuxième Intifada. <o:p></o:p>

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    Bill Clinton a visité Israël à quatre reprises au cours de ses deux mandats présidentiels. Il y est salué pour ses efforts de paix et pour son hommage appuyé à Yitzhak Rabin après l'assassinat du Premier ministre israélien en novembre 1995. <o:p></o:p>

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    Clinton snobe Arafat et déjeune avec Sharon

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    Le lundi 21 janvier 2002

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    JERUSALEM (AFP) - L'ex-président américain Bill Clinton a déjeuné lundi avec le Premier ministre israélien Ariel Sharon mais snobé le président palestinien Yasser Arafat, qu'il accuse d'avoir manqué une occasion "historique" pour la paix au Proche-Orient. <o:p></o:p>

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    M. Clinton, effectuant sa première visite en Israël depuis son départ de la Maison Blanche il y a un an, a indiqué qu'il ne comprenait toujours pas l'échec de ses efforts de paix entre Israéliens et Palestiniens. <o:p></o:p>

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    "J'espère que je trouverai les réponses avant d'écrire mon livre. Je crois que j'ai travaillé avec l'équipe palestinienne plus qu'aucun autre président américain", a-t-il dit. <o:p></o:p>

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    Une "occasion historique" a été manquée au sommet israélo-palestinien de Camp David (Etats-Unis), en juillet 2000, et aujourd'hui "il y a trop de violences", a encore estimé M. Clinton après une rencontre avec le président israélien Moshé Katsav à Jérusalem. <o:p></o:p>

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    "Le plus important est de mettre un terme à la violence, aux attentats suicide et à la terreur, et de reconnaître (...) que le peuple palestinien ne pourra bénéficier d'une meilleure situation que dans le contexte de la sécurité pour Israël", a poursuivi l'ancien président américain. <o:p></o:p>

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    M. Clinton, arrivé dimanche en Israël oש il a reחu le titre de docteur honoris causa de l'Université de Tel-Aviv, a ensuite été l'hôte à déjeuner de M. Sharon avant de rencontrer successivement les ministres des Affaires étrangères Shimon Peres et de la Défense Binyamin Ben Eliezer. <o:p></o:p>

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    Il s'est aussi rendu sur la tombe du Premier ministre israélien assassiné Yitzhak Rabin, à qui M. Clinton avait rendu un vibrant hommage dans un discours à ses funérailles en novembre 1995. <o:p></o:p>

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    L'ancien président américain devait en outre rencontrer une délégation palestinienne à Tel-Aviv, formée notamment du principal négociateur, Saëb Erakat, et du chef de la Sécurité préventive dans la bande de Gaza Mohammad Dahlane. <o:p></o:p>

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    Mais il n'a pas de projet de rencontre avec M. Arafat, confiné par l'Etat juif à Ramallah en Cisjordanie depuis le 3 décembre, après des représailles massives de l'armée israélienne à des attentats suicide sanglants en Israël. <o:p></o:p>

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    Le refus de M. Clinton de voir le président palestinien, qui avait régulièrement été son hôte à la Maison Blanche, est un nouveau coup dur pour M. Arafat, qui a déjà été ignoré par deux délégations parlementaires américaines ces dernières semaines. <o:p></o:p>

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    En recevant son doctorat à Tel-Aviv en présence de M. Sharon et d'un grand nombre de ministres, M. Clinton avait affirmé que M. Arafat avait commis une erreur en refusant de conclure un accord à Camp David. <o:p></o:p>

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    Le "président Yasser Arafat a manqué une occasion en or en 2000. La violence et le terrorisme qui ont suivi n'étaient pas inévitables et ont constitué une terrible erreur", avait-il dit. <o:p></o:p>

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    L'ancien président américain a indiqué qu'il ne fallait cependant pas désespérer de la paix, tout en laissant entendre que seule peut-être une intervention divine pour sortir la région de 16 mois de violences israélo-palestiniennes, qui ont fait plus de 1.100 morts. <o:p></o:p>

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    "Ne renoncez pas, ne désespérez de la paix. Dieu oeuvre de faחon étrange, un miracle se présentera", avait affirmé M. Clinton, qui s'était rendu à trois reprises en Israël durant ses deux mandats. <o:p></o:p>