• L'alya de la guerre des six jours (1967) jusqu'à la guerre de Yom Kipour (1973)

    L'alya de la guerre des six jours (1967) jusqu'à la guerre de Yom Kipour (1973)

    La guerre des six jours en 1967 a pour conséquence un accroissement considérable de l'alya en provenance des pays occidentaux : U.S.A., Canada, Europe de l'Ouest, Amérique latine et Afrique du Sud. Pendant la seconde moitié de 1967, il y a une montée visible des chiffres de l'alya. En 1968, le total des arrivants est supérieur a 30,000, et en 1969 comme en 1970, il dépasse les 40,000.
    La guerre des six jours est aussi suivie par l'intensification de la conscience juive et de l'amour pour Israël parmi les Juifs soviétiques. Dans les années précédentes, seul un petit nombre de Juifs avait été autorisé à quitter l' U.S.S.R, et seulement pour rejoindre des membres de leur famille en Israël. En 1969 et 1970, une nouvelle situation se développe : de nombreux juifs soviétiques déclarent publiquement, dans des lettres adressées au gouvernement israélien et à des organisations internationales, qu'ils considèrent Israël comme leur foyer historique. Vers la fin de 1970, la sentence sévère rendue au procès de Léningrad, contre un groupe de Juifs qui avaient tenté de détourner un avion russe dans le but de se rendre en Israël, provoque un soutien accru dans le monde entier pour la cause des Juifs soviétiques. De 1968 à 1973, ils sont environ 100,000 à quitter l'U.R.S.S. pour s'installer en Israël.


    Après la guerre des six jours, le gouvernement polonais lance une campagne antisémite contre le petit nombre de Juifs qui vivent encore dans ce pays, mais les autorise à partir. Cinq mille d'entre eux viennent en Israël. En tout, entre la guerre des six jours et celle de Yom Kipour, 260,000 juifs réalisent leur immigration.
    L'accroissement rapide de l'immigration d'occident rend nécessaire l'introduction de changements radicaux du système d'intégration. C'est pourquoi, en 1967, une Autorité de l'Immigration et de l'Intégration, conjointe au gouvernement et à l'Agence Juive, est créée. De nouveaux centres d'intégration, hôtels et oulpanim du kiboutz sont fondés dans tout le pays. Le processus d'intégration engage désormais plusieurs organismes gouvernementaux qui s'occupent du logement, de l'emploi et d'autres services.
    En 1968 il est décidé de créer un ministère de l'Intégration des nouveaux Immigrants. L'Agence Juive continuera à se charger de l'immigration, tandis que ce ministère gèrera l'intégration. L'un des buts de ce nouvel arrangement est d'alléger les procédures bureaucratiques qui avaient fait l'objet de nombreuses critiques, surtout de la part de nouveaux arrivants occidentaux. En 1970, un programme est mis au point, consistant en droits d'exonérations pour les immigrants dans le domaine des douanes, des impôts, du logement, des droits d'inscriptions scolaires et universitaires etc.. La plupart de ces droits sont en exercice pendant trois ans à partir de la date d'immigration. Dans le but d'aider le nombre grandissant de jeunes immigrants étudiants qui veulent poursuivre leurs études dans le pays, souvent après être venus comme volontaires pendant la guerre, une Autorité des Etudiants est fondée.