• Les opérations ciblées sont-elles justifiées ?

    Les opérations ciblées sont-elles justifiées ?

    Tant que l'Autorité palestinienne ne fera rien pour stopper les attentats terroristes, Israël n'a pas d'autre choix que d'intervenir pour les prévenir, notamment par des opérations contre-terroristes ciblées. En vertu du droit international, les individus qui participent activement aux hostilités constituent des cibles militaires légitimes.

    Dans les accords signés avec Israël, l'Autorité palestinienne s'est engagée à cesser toute violence, à arrêter les terroristes, à démanteler l'infrastructure terroriste, à récupérer les armes illégales et à mettre fin à l'incitation à la violence. Cependant, plus d'une décennie s'est écoulée depuis les accords d'Oslo de 1993 et l'AP n'a rien fait pour respecter ses engagements ; elle a, au contraire, activement encouragé et soutenu le terrorisme. Ce terrorisme vise délibérément les civils. L'inaction de l'Autorité palestinienne face à l'intensification de l'activité terroriste dans les régions placées sous son contrôle, ainsi que son soutien actif à cette violence, ne laissent pas d'autre alternative à Israël que de mener l'action nécessaire pour empêcher les attentats terroristes.

    Or, au cours des trois dernières années, les forces de sécurité d'Israël ont été confrontées à un insoutenable dilemme : comment préserver les valeurs démocratiques d'Israël et les règles d'un conflit armé lorsqu'on combat des terroristes déterminés à transgresser la moindre norme de comportement civilisé. Israël a désespérément cherché des moyens de stopper efficacement les terroristes qui se cachent parmi la population palestinienne sans porter atteinte à des Palestiniens innocents.

    Chaque fois que c'est possible, des opérations israéliennes sont menées pour appréhender les terroristes et leurs complices afin de les traduire en justice. Dans une petite minorité de cas, les arrestations sont impossibles, principalement parce que les terroristes et leurs meneurs trouvent refuge au coeur des zones placées sous le contrôle de l'AP. Lorsque ceci se produit et que pèse une menace terroriste flagrante, Israël est contraint de prendre des mesures préventives, notamment des opérations ciblées de contre-terrorisme visant à empêcher les terroristes de perpétrer des attentats.

    Le droit international en général et le droit sur les conflits armés en particulier reconnaissent que les individus qui participent directement aux hostilités ne peuvent revendiquer une immunité. En prenant l'initiative d'agressions armées et en y participant, ces individus se désignent eux-mêmes comme combattants et renoncent à une telle protection juridique. Dans les organisations terroristes comme le Hamas et le Djihad islamique, il n'existe pas de division véritable entre la branche dite politique et la branche militaire - les chefs des différentes sections de l'organisation étant tous activement impliqués dans la commandite et la préparation des attentats terroristes ; ils peuvent donc légitimement être considérés comme des cibles militaires. De même, un individu qui devient un combattant est considéré comme demeurant un combattant jusqu'à la fin des hostilités et pas seulement au moment précis où il perpètre un attentat.

    Pendant plus de trois ans, civils et soldats israéliens ont été la cible de plusieurs milliers d'attentats violents planifiés, potentiellement mortels, dont un petit pourcentage seulement a été mentionné dans les médias. Il s'agit d'attentats-suicides, de tirs, d'émeutes violentes, de lynchages, de bombes incendiaires, d'embuscades sur le bord des routes, de tirs de mortiers et d'explosions à la voiture piégée visant les civils. Les Palestiniens ont également tenté - heureusement en vain - de perpétrer des actes de  méga-terrorisme , notamment un attentat contre les installations de stockage de gaz et de carburant de Pi Glilot près de Tel Aviv et un camion piégé contre les tours les plus hautes de Tel Aviv. A cette date, plus de 900 Israéliens ont été tués et plusieurs milliers ont été blessés par suite de cette violence.

    Dans ces conditions pénibles, les Forces de défense d'Israël ont agi avec la plus grande retenue possible, n'intervenant que si leur inaction aurait provoqué la perte de vies innocentes. Israël s'efforce toujours d'utiliser le minimum de force pour prévenir le terrorisme, en agissant conformément aux principes et à la pratique des conflits armés. Il prend soin de ne viser que ceux qui sont responsables de la violence et fait tout son possible pour éviter de porter atteinte à des civils innocents. Par contre, les terroristes palestiniens visent délibérément des civils innocents et utilisent des armes destinées à provoquer le plus grand nombre possible de morts et de blessés.

    Le gouvernement israélien regrette la perte de toute vie humaine, juive ou arabe, dans l'actuelle vague de violence. Les attentats terroristes ont à la fois causé la mort d'innocentes victimes et gravement atteint le processus de paix. Le terrorisme demeure le principal obstacle à la paix et il est impératif que la violence prenne fin afin que les deux parties puissent reprendre des négociations constructives. Une solution juste et viable ne peut être trouvée que par la voie du dialogue et non dans un conflit armé. Cependant, si le terrorisme continue, il incombe sans conteste à Israël de se défendre et de protéger ses citoyens.

    En dernière analyse, les dirigeants palestiniens, qui ont pris l'initiative de la violence et refusent d'y mettre fin, sont responsables des victimes. Si la violence et le terrorisme palestiniens cessent, Israël n'aura aucune raison de prendre des contre-mesures préventives.