• Qu'est-ce qui a provoqué l'actuelle vague de terrorisme palestinien ?

    Qu'est-ce qui a provoqué l'actuelle vague de terrorisme palestinien ?

    L'actuelle vague de terrorisme, qui a débuté en septembre 2000, est le résultat direct d'une décision stratégique des Palestiniens de faire prioritairement usage de la violence - plutôt que de négocier - pour promouvoir leur cause. Bien que les Palestiniens affirment le contraire, la prétendue  occupation  par Israël des territoires n'est pas la véritable cause du terrorisme, et les négociations auraient pu résoudre pacifiquement tous les aspects du conflit israélo-palestinien bien avant le début de la violence.

    Attentat à la bombe au restaurant Maxim à Haïfa (4 octobre 2003)

    Au début de la vague de violence et de terrorisme en septembre 2000, les Palestiniens ont commencé par affirmer qu'il s'agissait d'une réaction spontanée à la visite sur le mont du Temple d'Ariel Sharon, alors chef de l'opposition. Or, des déclarations ultérieures de dirigeants palestiniens dans les médias en arabe contredisent cette affirmation. D'ailleurs, le rapport de la commission Mitchell composée de dirigeants américains et européens ne soutient pas cette première affirmation palestinienne. Par la suite, les porte-parole palestiniens ont changé de tactique et ont proclamé que la violence venait en réaction à  l'occupation  par Israël de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.

     
     


     

     

    Cette affirmation ignore les événements qui se sont produits avant et après 1967 (lorsque Israël prit le contrôle de ces territoires au cours d'une guerre d'autodéfense), événements qui prouvent que  l'occupation  n'est pas la véritable cause du terrorisme palestinien. Non seulement le terrorisme palestinien a précédé la présence d'Israël en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, mais il a souvent sauvagement frappé à des moments, comme en 1994 et 1996, où le processus de paix enregistrait les plus grands progrès. L'histoire du terrorisme palestinien montre à l'évidence que ce n'est pas à la présence d'Israël dans les territoires que s'opposent les terroristes - ils s'opposent à toute forme de paix avec Israël.

     

    Autobus attaqué dans une embuscade sur la route d'Eilat à Béer Shéva (17 mars 1954)

    En fait, l'actuelle vague de terrorisme a commencé peu après les intenses négociations menées au plus haut niveau en vue de trouver une solution définitive au conflit israélo-palestinien. En juillet 2000, un sommet pour la paix au Moyen-Orient fut organisé à Camp David à l'initiative du président américain Bill Clinton, avec la participation du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat et du premier ministre d'Israël Ehoud Barak. Au cours de ce sommet, Israël exprima sa volonté de procéder à des compromis sans précédent, d'une portée considérable afin de parvenir à un accord applicable et durable. Yasser Arafat choisit cependant de rompre les négociations sans même présenter ses propres propositions. Le sommet fut donc ajourné, le président Clinton dénonçant sans ambages la responsabilité d'Arafat dans cet échec.

    Israël n'en continua pas moins à rechercher une paix négociée. Au cours des négociations de Taba, en janvier 2001, le gouvernement israélien informa les Palestiniens de sa volonté de procéder à d'autres compromis pour parvenir à la paix. Inexplicablement, les Palestiniens rejetèrent à nouveau une solution pacifique. Ultérieurement, les affirmations palestiniennes dénigrant les propositions de Camp David et de Taba furent réfutées par la plupart des responsables américains participant aux négociations. Le 22 avril 2002, au cours d'une interview télévisée, l'ancien envoyé spécial des Etats-Unis, Dennis Ross, qualifia l'accusation selon laquelle la Cisjordanie allait être divisée en cantons de  totalement fausse , soulignant que le territoire proposé  était d'un seul tenant .

    Israël s'était déjà déclaré disposé à prendre des risques considérables pour la paix. Dans le cadre du traité de paix avec l'Egypte, il a restitué la péninsule du Sinaï, une région qui avait conféré à Israël une importante profondeur stratégique. Au cours des négociations menées depuis septembre 1993, Israël s'est montré extrêmement compréhensif envers les aspirations palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza. Il a négocié la création, dans les territoires, d'une Autorité palestinienne (AP) qui a progressivement étendu ses attributions et ses pouvoirs. En fait, après des retraits israéliens considérables, l'AP administrait une grande partie du territoire et 98% de la population palestinienne de Cisjordanie et de Gaza.

     

    Vestiges calcinés de l'autobus No 18 à Jérusalem après un attentat-suicide, à l'intersection des rues Sarei Yisrael et Jaffa
    (25 février 1996)

    Il est évident que l'actuelle vague de terrorisme palestinien, qui a commencé après l'échec du sommet de Camp David, n'a rien à voir avec une action palestinienne spontanée pour  résister à l'occupation . Les dirigeants palestiniens ont pris la décision stratégique d'abandonner la voie de la paix et, tactiquement, d'utiliser prioritairement la violence au service de leur politique. Cette décision a miné les fondements du processus de paix, à savoir que la solution devait reposer sur un compromis plutôt que sur l'intransigeance, et sur les négociations plutôt que sur la violence. Si les Palestiniens ont commencé à affirmer que c'est la présence d'Israël dans les territoires qui est à l'origine du terrorisme, c'est parce qu'ils tentent désespérément de détourner les critiques après le rejet par Arafat des propositions de paix d'Israël. C'est rapidement devenu une excuse pour l'inexcusable - le meurtre aveugle de civils innocents. Les attentats terroristes ne pourront jamais être justifiés et ils sont d'autant plus tragiques que les questions en litige auraient pu être réglées par la négociation. L'occasion avait été offerte à l'Autorité palestinienne de résoudre le conflit par la négociation. Or, le rameau d'olivier tendu par Israël a été accueilli par une grêle de balles et un déluge d'attentats-suicides. Le principal obstacle à la paix n'est pas l'absence d'un Etat palestinien, mais l'existence du terrorisme palestinien.

    Attentat-suicide au café Hillel à Jérusalem (9 septembre 2003)

    Contrairement à ce qu'affirment les Palestiniens, la décision délibérée de l'AP d'utiliser la violence comme outil politique est l'unique raison de la vague de terrorisme qui a commencé en septembre 2000. C'est cette décision qui a causé la mort de plus de 900 Israéliens et qui a gravement porté atteinte aux rêves de paix d'Israël avec ses voisins palestiniens.