• Un Olim (nouvel immigrant) raconte son alya lors de ses premiers jours, Par James Jonas David

    L

    ES RIVIERES DE SOLEIL DE

    J

    ERUSALEM

     

    Je voyageais longtemps dans les terres arides avec l'eau

    de ma propre chair, j'étais enfin dans le pays cher á mon

    destin, le soleil dévoilait la terre d'Israël.

    Arrivé à Tel-Aviv je me sentais chez moi, j'embrassai le

    sol et partis dans la navette qui me conduisis dans la

    salle de l'aéroport destinée aux nouveaux immigrants.

    J'allais d'ici peu de temps devenir israélien, mes plus

    beaux rêves étaient dans ma tête,

    Des rêves d'orients baignés dans le miel de la paix, je

    voulais en effet bâtir la lumière du monde, le phare et

    l'exemple aux yeux des nations, je voulais enfin que les

    Israéliens puissent jouir du même air qui a bercé mon

    enfance, la Marseillaise. Pour moi ce pays ressemblait à

    peu près à la France avec ses centres commerciaux, un

    occident en orient, voilà ce à quoi je m'attendais et je ne

    fus pas surpris en arrivant.

    Je touchais mes 200 dollars compris

    dans le système

    d'intégration israélien et un gentil monsieur me donnait

    un petit carnet bleu avec mon numéro de carte

    d'identité, je partis de l'aéroport direction le kibboutz

    hatzerim en proximité de ber cheva. Il fait nuit et j'ai

    deux heures de route á faire.

    La camionnette s'arrête à l'intérieur du kibboutz fermé

    et grillagé, je dépose mes bagages dans une pièce et l'on

    me montre ma chambre.

    Deux russes se reposent dans la pièce.

    Mon premier réflexe est d'écouter de la musique et de

    m'élever spirituellement dans le cœur de ce que

    j'appelais la terre promise.

    La première semaine fut chargée et passa très vite,

    j'obtenais ma nationalité, j'ouvrais un compte et pris une

    assurance maladie.

    J'étais enfin citoyen israélien.

    Mon ami belge Grégory qui lui venait juste en tant que

    touriste me marqua par ces paroles:''C'est ton pays a

    présent''.

    Je lui offrais une peinture abstraite que je conçus peu

    avant mon départ de Nice.

    Je faisais mon premier tourisme hors de l'union

    européenne, et retrouvait enfin les réunions nocturnes

    entre amis qui m'avaient tant manqué lors de ma vie

    niçoise.

    Je décidais de partir de ber cheva, contre l'avis de mon

    entourage je gagnais Eilat et les montagnes du Jourdain,

    la dernière ville d'Israël avant la mer rouge au sud.

    Je pris le bus où l'on m'indiqua un hôtel français.

    J'arrivais à destination et prenais ma chambre pour 120

    shekels la nuit.

    Premier soupir de solitude et dernière nuit dans le

    confort.

    Je sirotais ma boisson cachère en fumant une dernière

    cigarette avant de m'endormir sur les paysages

    splendides du désert du Néguev.

    Le lendemain j'expliquai au responsable de l'hôtel que je

    voulais travailler pour lui.

    Il me pris aussitôt et me donna une chambre où je pu

    mettre mes affaires.

    Je suis resté trois semaines. Je travaillais dans un autre

    hôtel, et dormis à nouveau en

    Compagnie de quatre russes cette fois ci.

    Apres un mois passé á Eilat, je décidai de partir pour

    Jérusalem sur les conseils d'une amie.

    La ville me plut aussitôt et je tombai amoureux à jamais

    de ce pays.

    Israël sonnait dans ma tête. Je foulais la terre de mes

    ancêtres.

    Que d'amour il fallut pour bâtir ce ciel qui couvrait le

    cœur de la sainteté : Jérusalem s'offrait à moi avec sa

    sublime histoire.

    L'éternité aux sables d'orients, aux rêves purs et

    immaculés.

     

    Extrait de l'ouvrage " le vent rare de l'aurore " james jonas David copyright 2004 editions le Manuscrit


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