Sur le « racisme anti-goy »

On voit bien que cette manipulation sioniste, si vous voulez, montre à quel point ils sont désemparés, ils commencent à faire tout et nimporte quoi. Ce qui est plutôt bon signe. Il y a un racisme anti-goy qui est en train de se développer chez les sionistes, qui est de nature à rassembler, je le vois, les Blancs, les Noirs, les Jaunes, les Arabes et cest ce quils sont en train de provoquer. Cette association, jai commencé à en entendre parler (5), une pétition contre le racisme anti-goy, et je pense que je ferai partie des signataires. (...) Ils sont aujourdhui, mais cest plutôt bon signe, ces gens qui sont là pour gangrener la République française, pour déstabiliser, il faut absolument quils se cachent, quils trouvent des boucliers. (...) Je crois que cette association qui lutte contre le racisme anti-goy, elle va se mettre en place parce que cest une volonté délibérée de déstructurer les valeurs intrinsèques de cette République (6).
5. Dieudonné parle de « cette association », cette « pétition contre le racisme anti-goy » dont il a « commencé à entendre parler », comme sil sagissait dune initiative à laquelle il serait étranger. En fait, trois jours après lémission sur Beur FM, le site internet dirigé par Dieudonné publie un appel intitulé « Le racisme anti-goy », où on lit (la graphie dorigine a été conservée) : « Les sionistes sont aux abois, tant il est vrai que leur seule arme réside dans la manipulation des faits et des consciences. (...) Face à ce qui paraît comme la manipulation sur ce thème de la haine anti-blancs, certains lancent lidée de lassociation de lutte contre le racisme ANTI-GOY, ce racisme dont limpunité na que trop duré. OUVRONS NOTRE ESPRIT ET RÉSISTONS A LOPPRESSEUR. »
6. Sur les liens entre le mythe du « racisme juif » et lantisémitisme moderne, voir les divers exemples analysés par Pierre-André Taguieff dans son article « Des thèmes récurrents qui structurent limaginaire antijuif moderne » (LArche n°560, « Les dangereux fantasmes de lantisionisme militant », novembre-décembre 2004).