L
ES RIVIERES DE SOLEIL DEJ
ERUSALEM
Je voyageais longtemps dans les terres arides avec l'eau
de ma propre chair, j'étais enfin dans le pays cher á mon
destin, le soleil dévoilait la terre d'Israël.
Arrivé à Tel-Aviv je me sentais chez moi, j'embrassai le
sol et partis dans la navette qui me conduisis dans la
salle de l'aéroport destinée aux nouveaux immigrants.
J'allais d'ici peu de temps devenir israélien, mes plus
beaux rêves étaient dans ma tête,
Des rêves d'orients baignés dans le miel de la paix, je
voulais en effet bâtir la lumière du monde, le phare et
l'exemple aux yeux des nations, je voulais enfin que les
Israéliens puissent jouir du même air qui a bercé mon
enfance, la Marseillaise. Pour moi ce pays ressemblait à
peu près à la France avec ses centres commerciaux, un
occident en orient, voilà ce à quoi je m'attendais et je ne
fus pas surpris en arrivant.
Je touchais mes 200 dollars compris
dans le systèmed'intégration israélien et un gentil monsieur me donnait
un petit carnet bleu avec mon numéro de carte
d'identité, je partis de l'aéroport direction le kibboutz
hatzerim en proximité de ber cheva. Il fait nuit et j'ai
deux heures de route á faire.
La camionnette s'arrête à l'intérieur du kibboutz fermé
et grillagé, je dépose mes bagages dans une pièce et l'on
me montre ma chambre.
Deux russes se reposent dans la pièce.
Mon premier réflexe est d'écouter de la musique et de
m'élever spirituellement dans le cur de ce que
j'appelais la terre promise.
La première semaine fut chargée et passa très vite,
j'obtenais ma nationalité, j'ouvrais un compte et pris une
assurance maladie.
J'étais enfin citoyen israélien.
Mon ami belge Grégory qui lui venait juste en tant que
touriste me marqua par ces paroles:''C'est ton pays a
présent''.
Je lui offrais une peinture abstraite que je conçus peu
avant mon départ de Nice.
Je faisais mon premier tourisme hors de l'union
européenne, et retrouvait enfin les réunions nocturnes
entre amis qui m'avaient tant manqué lors de ma vie
niçoise.
Je décidais de partir de ber cheva, contre l'avis de mon
entourage je gagnais Eilat et les montagnes du Jourdain,
la dernière ville d'Israël avant la mer rouge au sud.
Je pris le bus où l'on m'indiqua un hôtel français.
J'arrivais à destination et prenais ma chambre pour 120
shekels la nuit.
Premier soupir de solitude et dernière nuit dans le
confort.
Je sirotais ma boisson cachère en fumant une dernière
cigarette avant de m'endormir sur les paysages
splendides du désert du Néguev.
Le lendemain j'expliquai au responsable de l'hôtel que je
voulais travailler pour lui.
Il me pris aussitôt et me donna une chambre où je pu
mettre mes affaires.
Je suis resté trois semaines. Je travaillais dans un autre
hôtel, et dormis à nouveau en
Compagnie de quatre russes cette fois ci.
Apres un mois passé á Eilat, je décidai de partir pour
Jérusalem sur les conseils d'une amie.
La ville me plut aussitôt et je tombai amoureux à jamais
de ce pays.
Israël sonnait dans ma tête. Je foulais la terre de mes
ancêtres.
Que d'amour il fallut pour bâtir ce ciel qui couvrait le
cur de la sainteté : Jérusalem s'offrait à moi avec sa
sublime histoire.
L'éternité aux sables d'orients, aux rêves purs et
immaculés.
Extrait de l'ouvrage " le vent rare de l'aurore " james jonas David copyright 2004 editions le Manuscrit